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ACKIMBO GULP !

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Humeur & stupeur sans torpeur. Ce blog est le lien ombilical quotidien d'avec mes Très Chers Amis. Thanks so much for taking time out of your day to stop by my little space !


Episode N°1 : Petite Fille et "la mauvaise rencontre"

Publié par DADA sur 24 Juin 2008, 07:07am

Catégories : #TEXTES

Petite Fille avait 7 ans cette année là.
Petite Fille était souvent de bonne humeur. C'était sa nature.
Elle aimait la vie comme elle se présentait, et à cet âge, toute découverte est magnifique comme chaque geste est doux .
La famille de Petite Fille habitait un petit village, entouré de vignes, des chemins entrelacés un peu partout dans ces mêmes vignes mais des ruelles droites. Ce village habritait environ 300 âmes, des maisons accolées les unes aux autres. Cela ne favorisait pas davantage l'esprit de fraternité mais tout le monde se connaissait à défaut de s'apprécier.

Petite Fille avait le sourire facile mais elle pouvait aussi bouder, tant sa nature était sensible. Comme elle était l'aînée, sa Maman lui donnait quelquefois le rôle d'être la petite maman de Petite Soeur qui avait 4 ans cet été ci.
ça n'était pas toujours facile.
Petite fille aimait Petite Soeur et elle aimait aussi être une petite fille.
Et puis  Petite Soeur, étant la petite dernière de la fratrie, était aussi capricieuse que malicieuse. Quelques fois même tyrannique!
Mais Petite Fille devait montrer le bon exemple : la patience et la docilité.
Il lui arrivait de se fâcher mais elle savait bien qu'on allait lui faire le reproche.
C'est ainsi que lors des après-midi ensoleillés, Maman demandait à Petite Fille de promener Petite Soeur.
Et alors, Petite Fille prenait par la main sa soeur, et comme elles adoraient leur petite chienne, celle-ci les accompagnait.

Ce jour là, la journée était douce, une brise d'été rythmait le pas de promenade du petit trio en soulevant légèrement leur petite robe estivale. Le soleil leur caressait les épaules et les papillons, nombreux, virevoltaient autour de leur chapeaux de toile.
Mais il y eu "la rencontre" !
Le trio croisa tragiquement la route de Gars du Village. Petite Fille le connaissait très peu. Elle savait qu'il habitait en bas du village, alors que la famille de Petite Fille demeurait en haut. Elle savait qu'il faisait parti d'une plus grande famille que la sienne. On lui avait dit qu'ils étaient 7 frères et soeurs. ça impressionnait un peu Petite Fille ! comment imaginer une si grande famille dans une maison guère plus grande que celle de Petite Fille.
D'abord, Gars du Village appréhendit  les deux soeurs  avec le sourire.
Il leur adressa un "Salut les filles! ça va !" et des petites phrases anodines. Quand un léger sentiment de confiance s'établit alors il changea soudainement de comportement. D'abord il cria à Petite Fille : "Toi, tu vas faire ce que je te dis!"
Comme le ton de sa voix était devenue brusque, qu'il fronçait les sourcils, que son air avait l'air mauvais, petite chienne se mit à grogner. Alors, Gars du Village menaça du poing l'animal de se taire, Petite Fille impressionnée et de peur d'aggraver la situation ordonna à sa chienne de ne plus grogner.
Mais alors, c'est Petite Soeur qui commença à pleurer.
Gars du Village poussa les 2 fillettes et le chien dans les vignes et en gardant un ton hargneux, menaça Petite Fille de faire taire, dans la seconde, et, Petite Soeur, et, la chienne ou alors il allait les battre.

Petite Fille ne trouvant nulle part à l'horizon une aide possible, dût supplier à Petite Soeur comme à la chienne de se taire.
Petite Soeur continua de sangloter mais doucement.
Gars du Village imposa à Petite Fille d'ôter sa culotte. Petite Fille fit de gros yeux, il n'en était pas question. Alors Gars du Village jeta un coup de pied dans le flanc du petit chien.

- " Si tu ne fais pas ce que je te dis, j'en fais autant à ta soeur !"
Petite Fille demanda à Petite Soeur de se retourner et de regarder au loin devant elle, puis de tenir petite chienne dans ses bras pour la consoler.
C'est ainsi qu'elle s'exécuta en tremblant.

Gars du Village osa faire des choses tout en continuant ses menaces.
Un peu plus tard une voiture se rapprocha et se gara le long de la vigne. Gars du Village ordonna à Petite Fille de s'asseoir sur une pierre.

Que la pierre était glacée ! tout comme le coeur de Petite Fille.
Un homme quitta la voiture et vint vers les 2 fillettes et le garçon :
-"ça va les enfants ? Tout le monde va bien ?
Petite Fille se leva horrifiée à la pensée que l'homme ne comprenne la situation et ne la juge mal.
Gars du Village porta ses mains, très fermement sur ses épaules avant qu'elle ne parle.
-"Tout va ! je m'amuse avec mes cousines !"
L'homme avant de repartir, demanda sa route en donnant le nom d'un habitant du village.
Petite Fille tremblante de peur, Petite Soeur tétanisée, ne dirent aucun mot, ne firent rien de compromettant. Gars du Village avait réussi à intimer l'ordre de ne rien dire sinon il tuait la chienne et Petite Soeur  si Petite Fille refusait de s'accomplir.
L'homme une fois renseigné repartit sans rien ajouter.
Cet intermède  fut le soulagement des petites filles car Gars du village avait perdu de son assurance, avait réalisé qu'il risquait de se faire prendre en cet après midi. Aussi, il relacha  les  fillettes mais en leur ordonnant de ne jamais dire ce qui s'était passé sinon il retrouverait Petite Fille et la tuerait après  s'être occupé de sa famille.
Tétanisée, Petite Fille serra très fort Petite Soeur et la chienne dans ses bras en sanglotant. Elle trouva les mots pour les rassurer. Et quand la peur se mit en sommeil, Petite Fille reprit par la main Petite Soeur et petite chienne par la laisse, et s'en retourna doucement jusqu'à la maison. Et une fois chez leur Maman, Petite Fille comme Petite Soeur ne dirent rien et se murèrent dans un silence que Maman qualifia de fatigue : les deux soeurs se seront trop
bien amusées et la chaleur de ce jour de juillet les aura terrassées.


A toutes les Petites Filles et les Petits Garçons qui auront connu une agression sexuelleZone jeunes & enfant : Allo 119 Enfance maltraitée il existe des moyens de se confier, de porter plainte, de se reconstruire, avant qu'une fois adulte ces souffrances ne perturbent leur vie de Grands.
D'abord il y a : http://www.allo119.gouv.fr/            
Mais il ya aussi ces adultes qui auront tû ses mefaits parce que la honte et la detresse ont remplacé leur dignité.
Zone adulte : Allo 119 enfance maltraitée
Pour la retrouver la démarche est  la même.  Et le plus important, il ne suffit pas de se confier, de faire accuser le coupable, il faut se reconstruire et c'est l'étape la plus longue et la plus douloureuse. Aussi, il faut être fort et retrouver sa fierté.


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Tibrikot 25/06/2008 18:13

cela arrive malheureusement beaucoup plus souvent que l'on ne pense.

Guillaume 24/06/2008 14:08

ZUT mon com est illisible !Je le remets :Oui il y a des sales trucs comme ça... Là c'est une aggression occasionnelle. Je connais des cas réguliers, qui se sont produits dans des hameaux, y'a trente-quarante ans ; jamais dénoncés... Couverts par les notables locaux. Intouchables.Je connais aussi l'inverse : des cas d'accusations mensongères portées par des enfants à l'imagination fertile. Un de mes copains s'est pendu à cause de ça. Vois-tu, y'a pas qu'Outreau en France : quand c'est pas des notables qui sont en cause, on étouffe l'affaire, quand la vérité se fait jour, ce qui n'est pas toujours le cas.Ce genre de choses demande beaucoup de discernement et ne pas cèder à l'emportement passionnel.Cordiamicalement

Guillaume 24/06/2008 14:05

Oui il y a des sales trucs comme ça... Là c'est une aggression occasionnelle. Je connais des cas réguliers, qui se sont produits dans des hameaux, y'a trente-quarante ans ; jamais dénoncés... Couverts par les notables locaux. Intouchables.Je connais aussi l'inverse : des cas d'accusations mensongères portées par des enfants à l'imagination fertile. Un de mes copains s'est pendu à cause de ça. Vois-tu, y'a pas qu'Outreau en France : quand c'est pas des notables qui sont en cause, on étouffe l'affaire, quand la vérité se fait jour, ce qui n'est pas toujours le cas.Ce genre de choses demande beaucoup de discernement et ne pas cèder à l'emportement passionnel.Cordiamicalement

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